Environnement

En environnement

Dans le cadre de ses missions traditionnelles de surveillance du territoire, le Service Régional de l’Alimentation (SRAl) délègue à la FREDON Pays de la Loire des activités de surveillance afin de détecter et d’éviter la propagation d’organismes nuisibles dans l'environnement (les espaces verts, le long des voies de communication, jardins de particuliers, ...). 
 

Le frelon asiatique

Introduit accidentellement en France en 2004, le frelon asiatique (Vespa velutina) s’est rapidement acclimaté en Aquitaine avant de s’étendre en quelques années sur 13 départements du sud-ouest. Constaté pour la première fois en Pays de la Loire en 2008, le frelon asiatique s’installe progressivement dans notre région. Pendant l’été 2009, une quinzaine de nids sont découverts, essentiellement en Vendée. Rien que dans ce département, on en a dénombré 70 au cours de cet été 2010, auxquels s’ajoutent 15 nids en Maine-et-Loire et un en Loire-Atlantique. D’ailleurs, des foyers sont maintenant trouvés au nord de la Loire.
Le frelon asiatique n’est pas spécialement agressif envers l’homme, mais il est cependant très dévastateur dans les ruchers. En effet, on estime qu’environ 5 Vespa velutina suffisent à détruire une colonie entière d’abeilles : les frelons les attaquent pour les dépecer et les utiliser comme nourriture pour leurs larves.
Plus petit et plus sombre que le frelon d’Europe, il construit ses nids soit dans la frondaison des arbres, soit dans les haies, ou bien encore dans les sous pentes de toitures, de hangars ouverts, sur les murs... Ces nids, sphériques ou ovalaires, peuvent mesurer jusqu’à un mètre de haut et 80 cm de diamètre. L’entrée du nid est souvent sur un côté, contrairement au frelon d’Europe qui accède à son nid par le bas. De coloration plus sombre, avec des ailes plus fumées et une ligne jaune rectiligne séparant ses deux premiers segments abdominaux, le frelon asiatique reste tout de même difficile à identifier pour un non-initié.
 
En Pays de la Loire, la FREDON et ses FDGDON adhérentes ont mis en place un dispositif de formation, de surveillance et de suivi du frelon asiatique. Grâce à la collaboration de structures partenaires, et notamment les unions apicoles, des pièges sélectifs sont mis en place afin de capturer les reines fondatrices de nouvelles colonies. Par ailleurs, les techniciens des FDGDON sont aptes à expertiser l’espèce et à apporter des solutions de lutte.
 
En cas de suspicion, contactez immédiatement la FDGDON de votre département qui sera à même d’établir un diagnostic et de mettre en place une lutte adaptée. Ne cherchez surtout pas à détruire des nids par vos propres moyens : au delà du danger que cela représente, un nid mal détruit provoque une dissémination des individus fondatrices et donc l’apparition de nouveaux foyers !

ZoomFrelon asiatique (photo FDGDON 85)

ZoomNid de frelon (photo FDGDON 85)

ZoomNid de frelon (photo FDGDON 85)

L' Ambroisie à feuilles d'armoise

L’ambroisie à feuilles d’armoise (Ambroisia artemisiifolia) est vraisemblablement présente sur la région depuis une bonne dizaine d’années : méconnue et pas toujours facile à identifier, elle était suspectée mais pas forcément déclarée. En 2005, dans le cadre de ses activités, la FREDON des Pays de la Loire signale formellement sa présence dans le secteur de Parcé-sur-Sarthe (72) sur chaume de blé. Elle couvre maintenant, sur ce secteur, plusieurs centaines d’hectare, sur cultures de printemps (tournesol, féverole, chaume de blé…), mais aussi sur les bas coté des routes. Elle a aussi été signalée en Vendée et, depuis 2008, à Donges (44) ainsi que dans le secteur de Brain-sur-l’Authion (49). D’autres foyers sont localement mentionnés mais le département de la Sarthe reste néanmoins le plus concerné.
 
Originaire d’Amérique du Nord, cette adventice a été introduite involontairement en France au cours du 19 siècle. Elle est aujourd’hui considérée, sur le plan national, comme une plante envahissante : elle occupe une zone de plus en plus vaste et ne concerne pas forcément que les zones agricoles. En effet, elle pousse aisément sur des terrains dénudés ou perturbés. Elle est plutôt indifférente à la nature du sol. Ainsi, on peut retrouver cette adventice :
-        dans des champs cultivés, jachères et intercultures,
-        le long des voies de communication (chemins, routes, voies ferrées…),
-        dans des lotissements (jardins non engazonnés), friches, terrains vagues ou chantiers (zones pavillonnaires en construction, espaces verts en cours d’aménagement…),
-        sur les berges de rivières.
Ce n’est donc pas un sujet uniquement agricole.
 
Outre les problèmes agronomiques liés à son installation dans les cultures, l’ambroisie à feuilles d’armoise pose aussi des problèmes de santé publique.
 
En effet, le pollen de l’ambroisie à feuilles d’armoise est très allergisant, plus que celui des graminées. Un seul pied de cette adventice peut émettre plus d’un milliard de grains de pollen (essentiellement sur la période juillet-octobre). Le vent peut assurer sa dispersion sur un rayon de 100 km. Selon l’Association Française de l’Ambroisie, 5 grains de pollen/m d’air suffisent à déclencher des réactions allergiques. Celles-ci sont caractérisées par des symptômes de type conjonctivite, rhinite, trachéite, asthme, urticaire ou eczéma. Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique estime qu’environ 100 000 personnes sont incommodées en Rhône-Alpes et que le coût des soins ainsi induits s’élève à 60 millions d’euros par an ! Des études épidémiologiques ont permis de montrer que près de 16% de la population de la région lyonnaise et plus de 10% de la population de la région Rhône-Alpes étaient allergiques aux pollens d’ambroisie.
 
Ainsi, sous l’impulsion de l’Agence Régionale de Santé, la FREDON et ses FDGDON se sont vues confier le dispositif spécifique d’épidémiosurveillance, incluant la cartographie, de la présence régionale de l’ambroisie. Un groupe régional de travail, piloté par l’ARS, rassemble l’ensemble des structures souhaitant s’investir sur cette problématique.
 
N’hésitez pas, en cas de suspicion, à prendre contact avec l’une des structures du réseau (FDGDON, Chambres d’Agriculture…) afin de lever vos doutes et d’alimenter la cartographie régionale. L’ambroisie à feuilles d’armoise n’est pas uniquement un problème agronomique ou environnemental, c’est surtout un problème de santé publique.

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Le Phytophthora ramorum

Une surveillance du territoire particulière a été mise en place afin de vérifier que Phytophthora ramorum ne soit pas présent dans notre environnement naturel ou paysager. En effet, ce champignon est responsable de la mort brutale de chênes d’origine américaine sur la côte ouest des USA. Quelques cas sur des arbres de la famille des fagacées ont été signalés en Europe (Allemagne, Pays Bas et Grande-Bretagne). Mais le champignon peut s’attaquer à d’autres essences, en particulier l’érable, le marronnier, l’arbousier, le châtaignier, le Photinia, Viburnum sp., le chèvrefeuille et le rhododendron.