Envie de Vert

Réduire les applications de produits phytosanitaires en zones non agricoles par une gestion différente de l’herbe
 
 
Avec 76 100 tonnes de substances actives commercialisées en 2004, la France détient le 3 rang de la consommation mondiale de pesticides et se positionne comme premier consommateur européen (30% des quantités totales utilisées).
 
La contamination de l’eau par les pesticides est avérée. Elle constitue un fléau généralisé sur le territoire français. Ainsi, les derniers bilans de contamination des eaux par les produits phytosanitaires indiquent que 96% des eaux superficielles et 61% des eaux souterraines sont polluées par les pesticides (IFEN indiquer l’année).
 
Parmi les molécules le plus souvent détectées, on retrouve principalement des herbicides, tels le glyphosate et son dérivé l’AMPA, le diuron, l’aminotriazole, etc.
 
Les herbicides sont utilisés par différents groupes d’applicateurs tels les agriculteurs, les collectivités territoriales, les jardiniers amateurs, les directions de l’équipement, la SNCF, les golfs…
 
Ainsi, tous les utilisateurs de produits phytosanitaires ont une responsabilité partagée dans la pollution de l’eau …
 
 
La réglementation
 
L’évolution réglementaire montre que l’Etat s’engage pour l’amélioration de notre environnement :
-      Les molécules les plus dangereuses sont retirées, les usages des produits évoluent…
 
-      Les conditions d’utilisation des produits phytosanitaires sont de plus en plus encadrées : délai de rentrée, zone non traitée, rinçage du matériel, conformité des équipements, stockage des produits …
-      La formation des applicateurs est devenue une nécessité, renforcée en 1992 par la loi sur l’application et la distribution des produits phytosanitaires, et qui devrait prochainement vivre une nouvelle étape avec la certification.
 
Notre région est directement concernée :
-      non seulement, par l’arrêté ministériel du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytosanitaires,
-       mais aussi par des arrêtés départementaux renforçant l’arrêté du 12 septembre 2006, tels ceux de Loire Atlantique et de Mayenne qui interdisent l’application de produits phytopharmaceutiques à proximité des milieux aquatiques.
 
Les collectivités sont directement concernées par ces arrêtés et doivent changer leur pratique, en particulier au niveau de l’entretien de la voirie (caniveaux, trottoirs, pieds de mur).
 
 
 
 
 
 
 

Contact : Noémie Jacquemin - 02 41 36 76 21 - noemie.jacquemin@fredonpdl.fr